J’arrête d’avoir peur !

          Elle nous paralyse, elle nous angoisse, elle nous stresse… Qu’elle soit consciente ou non, la peur nous limite dans l’expression de nos capacités et notre accomplissement personnel. Mais qui est-elle, au juste, pour nous empêcher de vivre pleinement ?  Peut-on dire adieu à cette émotion qui entrave notre réalisation personnelle ? 

La peur est utile lorsqu’elle préserve notre intégrité physique. Cependant, beaucoup d’entre nous ne se rendent pas compte que grands nombres de leurs comportements sont dictés par des peurs « souterraines », qui les empêchent d’être réellement eux mêmes.
Récemment, j’ai eu la chance d’assister à une conférence de Marie-France et Emmanuel Ballet de Coquereaumont, un beau couple de psychothérapeutes et auteurs dans le domaine. J’ai décidé de partager avec vous quatre principes qui, selon eux, sont la clé afin de dompter cette émotion limitante. J’espère qu’ils vous seront utiles, bonne lecture à vous !

1
Je me dissocie de ma peur

La peur est comme une brume de sensations. Elle agit aussi bien sur le plan physiologique, comportemental, sensitif et psychologique. Ainsi, elle impacte directement notre corps et notre psyché, dont les symptômes et leur intensité diffèrent selon les personnes et les situations.

Il est important de se rendre compte que la peur est uniquement un signal de danger, c’est une alerte prévenant qu’une situation va potentiellement nous mettre dans l’embarras en faisant resurgir des émotions négatives passées. En aucun cas elle ne peut être comparée à la vérité. Elle est au contraire, l’opportunité de tenter de mieux comprendre ce qui déclenche ce comportement chez nous.

La peur, c’est un peu comme l’enfant qui panique en nous. Nous ne sommes donc pas la peur, mais seulement une partie de nous a peur, d’où l’importance de créer une distance avec cette émotion.

Et comme aime me répéter une personne chère à mon coeur : « la peur n’évite pas le danger ».  S’il vous plait, ne vous identifiez plus à votre enfant intérieur, créez de la distance, observez-le, et rassurez-le !

2
Je respire

Fritz Perls, célèbre psychologue et psychiatre allemand, affirmait : « La peur, c’est l’excitation sans la respiration ».
Cette émotion puissante est un mélange de mécanisme biologique et de souvenirs qui agissent de manière visuelle, sensitive et auditive. Ainsi, on verrouille notre respiration pour ne pas faire remonter nos souvenirs et on paralyse nos élans de vie.

Voici trois peurs dites « verrous » que créée notre psychisme :
1- La peur de revivre une souffrance d’enfant
2- La peur de perdre le contrôle (et nous savons pourtant à quel point le lâcher prise est important !)
3- La peur de dépasser ses limites

Il a été prouvé que respirer de manière ample et profonde nous aide à créer de l’espace et chasse en nous une partie de la peur qui nous paralyse.

Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire, RESPIREZ ! (et amplement s’il vous plaît!)

3
Je communique avec ma peur

La peur est en interrelation avec d’autres nombreuses « émotions » et « personnalités » de notre psyché (un peu comme le dessin-animé « vice-versa », vous voyez ? 😉 ). Elle est donc une émotion vivante, elle est systémique et répond à un danger dù à des contraintes sociales, culturelles, familiales.

La pression que nous supportons depuis l’enfance, de devoir plaire pour être aimé, nous amène à un exile du « moi » authentique, basé sur trois principales peurs sociales qui sont :
– Le jugement
– Le rejet
– La différence

Ces peurs relationnelles sont la source même de nombreuses violences sociales aujourd’hui. Ces violences passent par le besoin constant de rentrer en compétition avec son entourage, de vouloir prendre le dessus sur l’autre, quitte à s’oublier et se noyer dans le paraître.

Communiquer avec sa peur et se rendre compte de ses origines peut grandement aider à s’en détacher.

Au lieu de la repousser, nous nous devons l’accueillir. Au lieu d’entretenir une relation de guerre avec nous même, coopérons et encourageons notre enfant intérieur à être lui-même.

4
Je prends soin de mon enfant intérieur

jarrete-davoir-peur-2_les-deux-veilleuses-min

Une des causes majeures de notre peur est le refus de se voir profondément. Or, afin de comprendre nos réactions face aux situations qui engendrent cette émotion, il est important d’identifier ses peurs «souterraines». Ces dernières peuvent-être multiples : la peur de la solitude, de ne pas être aimé, d’être jugé, abandonné etc. Ces peurs proviennent souvent de situations mal vécues durant l’enfance, et nous nous devons de les identifier afin de les comprendre.

On pourrait presque dire que la peur est « la maîtresse du temps ». Pourquoi? Car lorsque l’on a peur, nous vivons une sorte de « régression » en perdant la capacité d’être présent, et en faisant un bond en arrière dans le passé.

Ce dernier principe consiste donc à être bienveillant vis à vis de cette émotion, et de la transformer en fidèle allié. En effet, derrière chaque peur se cache des sources de joie insoupçonnées, des opportunités à saisir et une vie qui attend d’être vécue profondément, à votre véritable image.

Et vous, avez-vous des conseils à échanger pour vaincre vos peurs ? 🙂

Prenez-soin de vous,

Anaïs

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s